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Darina Garland, cofondatrice d'Ooni, parle business, sexisme et place des femmes dans l’industrie de la pizza

Darina Garland, cofondatrice d'Ooni, parle business, sexisme et place des femmes dans l’industrie de la pizza

Chaque année, le mois de mars marque non seulement le début du printemps, mais aussi une célébration mondiale des femmes. La journée internationale des droits des femmes a lieu le 8 mars, tandis que le mois entier est consacré à la mise en lumière des femmes dans le secteur de la pizza avec le "Women's Pizza month.”

Nous sommes sans doute un peu biaisés, oui, mais nous sommes convaincus que peu de personnes incarnent mieux les femmes dans l'industrie de la pizza que Darina Garland, cofondatrice d'Ooni. Nous nous sommes récemment entretenus avec elle pour évoquer la place des femmes dans le monde des affaires, la représentation des femmes sur le marché du travail et dans l'industrie de la pizza, ainsi que la nécessité de faire le bien.

Depuis presque dix ans qu'Ooni existe, Darina est à la barre. Elle forme, avec son partenaire Kristian, un couple d'entrepreneurs écossais : en 2007, ils ont fondé Suklaa, leur première entreprise destinée à opérer des changements significatifs dans le secteur de l'éducation. 

Lorsque Kristian est tombé amoureux de la pizza faite maison quelques années plus tard, ils y ont vu l’opportunité d'innover. C’est ainsi qu’en 2012 ils ont lancé une nouvelle entreprise, Ooni (Uuni à l’époque), avec un prototype dans leur jardin et des rêves plein la tête. 

Depuis son lancement sur Kickstarter, Ooni est devenue une entreprise multi-primée, avec des bureaux à Édimbourg, en Écosse, à Austin, aux Etats-Unis, à Cologne, en Allemagne, et en Chine. En tant que cofondatrice et co-directrice générale, Darina a joué un rôle essentiel dans le façonnement d'Ooni, contribuant à créer une entreprise qui respecte ses valeurs d'ambition, de rigueur, d'innovation, de gentillesse et de passion. 

Darina nous a donné de précieux conseils pour combattre le sexisme sur le lieu de travail, ainsi que sur la façon d'entrer en contact avec des potentiels mentors. Sans oublier sa liste des femmes pizzaiolas qu'elle admire, et la chanson qu'elle écoute en boucle en cuisinant (attention spoiler : c’est juste génial).

Vous avez créé un environnement de travail sûr pour les femmes chez Ooni. Pouvez-vous nous parler du fait d'être une femme PDG dans ce monde “moins sûr" des affaires et de l’industrie de la pizza, un monde davantage dominé par les hommes ?
Le sexisme est partout. J'en ai fait l'expérience. Mais pas vraiment dans le secteur des barbecues ou des fours à pizza. Je le ressens plutôt quand je suis assise à côté de banquiers lors d'un dîner formel, et qu’ils sont très condescendants à mon égard. Même lorsqu'ils se rendent compte que j'ai un rôle important au sein d’Ooni, leur première réaction est de ne pas me prendre au sérieux. C’est très flagrant. Et ça ne se passe évidemment pas de la même manière avec les cadres masculins. Dans la plupart des cas, ces  réactions me poussent tout simplement à ne pas engager de relation financière avec eux. Ce genre de sexisme peut être encore plus présent pour nos équipes de vente. Je donne donc beaucoup de conseils pour apprendre à gérer ça, et sur la manière d'être prise au sérieux quand on est une femme.

Justement, quels conseils donneriez-vous aux femmes qui essaient de réussir, de faire progresser leur carrière ou de lutter contre le sexisme sur leur lieu de travail ?
Il s'agit de croire en soi. Le syndrome de l'imposteur est un vrai problème. Au début de la trentaine, j'ai appris à ne plus me soucier de ce que les autres pensaient. J’ai aussi réalisé que tout le monde faisait illusion avant de parvenir à vraiment avoir confiance en soi.

En général, je ne dis pas aux femmes ce qu’elles doivent faire. Je leur recommande plutôt de se parler à elles-mêmes comme elles conseilleraient leurs amies. Elles trouvent toujours d'excellentes réponses. 

Y a-t-il des femmes que vous admirez particulièrement dans l’industrie de la pizza ? 
Plusieurs femmes se distinguent. Miriam Weiskind est un être humain exceptionnel à tous les niveaux - ultra-marathonienne, chef d'entreprise, pizzaiola… et elle travaille même à l'ouverture de son propre magasin à New York. C'est une pionnière.

Ensuite, il y a Shealyn Brand-Coniglio, qui apporte un point de vue féminin unique au monde de la pizza (par exemple, en organisant un défilé de mode sur le thème des pizzas à la Pizza Expo 2022 !) 

Il y a aussi Christy Alia, la pizzaiola new-yorkaise - et ambassadrice Ooni - qui a lancé le Women’s Pizza Month. C’est un mois de célébration des femmes dans l'industrie de la pizza avec des événements, des recettes, des diffusions en direct, etc. 

Nicole Russell est quant à elle une incroyable entrepreneuse autodidacte de pizzas artisanales surgelées, qui se trouve derrière le restaurant Last Dragon Pizza. Nous travaillons avec elle sur la série de vidéos en partenariat avec le magazine en ligne First We Feast, appelée “Pizza Wars”. En parlant du syndrome de l'imposteur, elle s’excusait presque d’être là au début de l’émission. Mais au fur et à mesure, elle réalise qu’elle a vraiment du talent, et qu'elle y arrive par elle-même. C'est une joie de faire un peu partie de son ascension au sommet du monde de la pizza.

Tout droit venue d’Italie, Giorgia Caporuscio a dû faire face à énormément de sexisme. On lui a répété qu’elle n’était pas assez compétente. Alors qu’elle est si jeune et déjà une véritable “boss”. Elle est comme mariée à son métier, c’est beau à voir. Et puis enfin, il y a tout le mouvement “Women in Pizza”, qui nous rappelle sans cesse que nous devons soutenir les femmes. 

Y a-t-il des livres ou des personnes en particulier sur lesquelles vous vous êtes appuyée pour obtenir des conseils, un mentorat ou de l'inspiration ?
Mon parcours s’est fait dans le monde de l'éducation internationale, et c’est là que se trouvent bon nombre de mes contacts professionnels. Il s'agit principalement de savoir comment préparer l'avenir, ce qui est très important pour moi. J'ai été inspirée par des dirigeants politiques que j'ai eu l'occasion de rencontrer, comme les Obama et Malala, lauréate pakistanaise du prix Nobel de la paix et militante pour l'éducation. 

J'ai aussi récemment lu un livre intitulé “Machiavel pour les femmes”, de Stacey Vanek Smith, qui explique comment les femmes doivent apprendre à réussir aujourd'hui dans le monde des affaires tout en essayant de réformer l'ensemble du système. 

J'admire également ma mère et toutes les femmes qui m'entourent dans mon réseau. L'une de mes compétences consiste à aller vers les personnes qui m'impressionnent et à établir un contact avec elles. J'aime prendre des nouvelles de mes mentors et de mes pairs, et ainsi avoir le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand que moi.

Comment vous y êtes-vous pris ? 
De toutes les manières possibles : du message spontané sur LinkedIn à l'invitation d'une personne à parler lors d'un événement que j’organise. La chose la plus importante est de bien faire ses recherches. Soyez sincère et pas calculateur. Posez-vous la question suivante : "Que pouvons-nous nous apporter mutuellement ?" Les gens sont généralement flattés si vous êtes réellement intéressé, mais ils peuvent aussi manquer de temps. Il faut donc se demander ce qu’on peut faire pour les aider. Soyez certain de la raison pour laquelle vous les contactez, puis envoyez une requête bien construite.

Vous avez mentionné l'importance de l'éducation pour construire l'avenir. Ooni souhaite évoluer et se soucier encore davantage de son impact environnemental et de l'avenir de la planète. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
Une partie de l'ADN d'Ooni consiste à être consciente de l'environnement. Si vous n'avez pas de planète, vous n'avez pas grand-chose d'autre. Je ne veux même pas utiliser le mot "durabilité", car nous ne voulons pas maintenir ce que nous avons, nous voulons le régénérer et nous avons besoin de changement.

Au-delà de la durabilité et des questions écologiques, nous réfléchissons à la manière dont Ooni peut être une entreprise qui fait le bien. Par exemple, nous donnons 1% de notre chiffre d'affaires annuel à des causes sociales et environnementales. C'est simple à faire parce que nous ne sommes pas axés sur les bénéfices ou les revenus. Nous voulons simplement construire une belle entreprise. 

Ce n’est que du positif. Si vous construisez une entreprise avec un objectif clair et que vous prenez de bonnes décisions pour votre communauté et votre équipe, les gens voudront rester, et ils resteront aussi en contact. 

L'inclusion en fait partie. Comment pouvons-nous faire pour inviter plus de femmes dans l’industrie de la pizza ? Comment Ooni va-t-elle, à l’avenir, se concentrer sur l'inclusion ? 
Il s'agit de mettre en lumière les personnes qui font déjà preuve d'inclusivité et de diversité, et de leur donner un coup de pouce grâce à notre plateforme. Il est important d'avoir plus de femmes dans l'équipe de direction. Nous faisons des efforts avec nos nouvelles embauches et nos promotions. 

En ce qui concerne les femmes dans le secteur de la pizza, il s'agit de soutenir Nicole et Miriam (entre autres), de leur demander ce dont elles ont besoin pour survivre et s’épanouir, et de prendre le temps de s'assurer que leurs voix uniques se font entendre.

Nous avons le privilège d'avoir des plateformes que les gens remarquent. Nous devons attentivement réfléchir à la manière de les utiliser à bon escient. La communauté des pizzaiolos est un monde incroyablement passionné, beau et stimulant, où les femmes peuvent et doivent absolument s'épanouir davantage.

Que diriez-vous d'un petit quiz rapide ? 
Bien sûr ! 

Votre garniture préférée ? 
Piments de toutes sortes. Je l'aime pimentée. 

Quel livre se trouve en ce moment sur votre table de nuit ?
The Storyteller, de Dave Grohl.

Quelle est  la chanson que vous préférez écouter pendant que vous cuisinez ?
“Crowded Table” par The Highwomen. Ça parle de rassembler tout le monde et de se réunir autour de la nourriture. Je suis aussi de très près tout ce qui est country, parce que je vais au South by Southwest (festival culturel se déroulant à Austin, aux États-Unis) dans quelques semaines.

Vous regardez quelque chose en ce moment ?
La série “Succession”. Je suis complètement fan, et je suis triste que ce soit fini. C'est l’exemple à ne pas suivre pour faire du business ! 

Le dernier endroit où vous avez mangé une pizza ? 
Chez moi. J'ai fait une pizza avec du chou kale. En ce moment, j’adore ça, c’est très végétalien. Je l’ai mélangé à la garniture de pizza et c'était incroyable.

Darina a cité quelques-unes des pizzaiolas qu'elle admire, mais si vous voulez en découvrir encore plus, suivez #womenspizzamonth et @oonihq, ou consultez @womeninpizza pour découvrir d'autres pizzaiolas étonnantes.

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